

Qu’est ce que La grande récolte de la Societe Protectrice des Nuages ?
Qui sommes nous? Que voulons nous?
Quand nous sommes arrivés au Bel air en 2019, nous nous sommes demandé ce que nous pourrions faire avec les habitants du quartier. On a cherché ce qui avait une valeur artistique. On a vite compris que ce qui faisait une des particularités du quartier était la variété des groupes/communautés qui parlaient différentes langues. Je ne parle pas des langues nationales comme le bambara, l’anglais ou le tamoule mais plutôt des langues inventées, des langages de toute sortes.J’entendais au Franprix des gens parler français qui n’est pas le même français que celui que parle le groupe sous le château d’eau, ou le français des jeunes que je croise à l’espace 40 ou celui des gars plus âgés qui réparent des voitures sur le parking du parc des Beaumonts. Bref, nous parlons d’une certaine manière avec certaine personnes. C’est un choix. On est pas obligés de parler le français officiel, celui qui nous assigne à une seule manière de s’exprimer, on peut choisir son langage, on peut choisir les mots qui nous désigne au lieu de laisser les autres nous designer avec leur mots. C’est pour cela qu’on invente des mots comme des codes que seuls quelques uns comprendront. Nous observons dans notre monde que la langue française est un pouvoir: ce qui est à l’oeuvre, n’est pas seulement “ce qu’on dit”, mais aussi “qui parle” – et surtout, qui « ne doit pas parler ». Alors, parlons-en justement. La plupart des francophones parlent plusieurs français. Parce que dans la vie pratique, dans la famille, au boulot ou dans son groupe d’amis, on utilise un français particulier, on fait des variations. Car nous sommes multiples : multi-identités, muti-parcours de vies, multi-compétences, multiples héritages culturels, et par conséquent : multi-langages.
Nous, ce que nous voulons faire avec nos voisins, en tant qu’association artistique, c’est de montrer qu’ici à Montreuil, les gens de tous les âges ont beaucoup de créativité et que les mots inventés sont un vrai patrimoine qui enrichie la langue française. Chacun contribue à la beauté de la langue française quand il/elle invente un nouveau mot.
Cette capacité d’invention devrait, selon nous, être plus valorisée. Car la langue est le matériau du lien à l’Autre. C’est ça le sujet de la Grande récolte : comment fait on lien dans ce monde? Notre association est composée d’écrivains, de poètes, de sculpteures, de musiciens, de costumières, mais aussi de philosophe, de bibliothécaires, d’informaticiens, d’ingénieurs, de philosophes, d’employés du tertiaire, de soignants, de profs, de retraités. Nous ne sommes pas des travailleurs sociaux, et la grande récolte n’est pas un projet socio culturel : c’est un projet artistique fait pour valoriser la créativité et l’intelligence collective des résidents de Bel air-Grands pêchers-Ernest Renan. Nous ne sommes pas une association qui prétend répondre aux besoins des habitants du quartier. Nous mettons simplement nos compétences professionnelles au service des habitants pour répondre à leurs demandes. Les gens n’ont pas tout simplement pas besoin de nous pour être créatifs. Nous voulons juste mettre en valeur avec nos outils artistiques les mots et les histoires inventés par les gens du quartier. Car oui, ce qui nous passionne, ce sont les histoires qu’il y a caché dans les mots. Les uns et les autres inventent des noms soit dans leur boulot parce que par exemple c’était des techniciens qui donnaient des noms bizarres à des outils ou à des opérations techniques que seuls eux pouvaient comprendre.. soit dans les familles ou des mots ou des expressions étaient inventés pour désigner des objets ou des habitudes familiales ou bien encore les personnes qui inventent des mots entre copains pour avoir une sorte de code.

Pourquoi faire un projet artistique avec les séniors et leurs proches ou aidants ?
Nous savons que les seniors ont besoin de se sentir utiles et agissants dans la société. Les personnes âgées et souvent l’ensemble des retraités ont un désir de reconnaissance comparable à ceux des plus jeunes. A n’importe quel âge chacun a besoin de se sentir considéré et partie prenante au corps social. C’est pourquoi nous voulons briser les frontières entre les générations au delà de leur rôle ou statut social pour sortir de la classification en fonction des âges.
La manière de parler est parfois facteurs de séparation entre les jeunes et les vieux mais il apparait que le plus jeunes utilisent parfois des expressions sautant une, voire deux générations. C’est aussi cela que nous voulons faire apparaître dans notre démarche. Nous sommes persuadés que les personnes âgées, même si elles ne sont plus actives dans la vie active peuvent participer à un projet artistique avec des plus jeunes et au passage, être initiés aux outils de la communication actuelle. Pour conclure, je dirai qu’avec ce projet « La grande récolte » nous voulons lutter à notre manière contre l’uniformisation des individus et pour la reconnaissance de tous les membres de la société.

Concrètement :
Nous avons rencontré celles à qui ça parle d’inventer des nouveaux mots. Nous les avons interviewer afin d’enregistrer leurs mots inventés dans le dictionnaire des mots éphémères. Dans un second temps, nous avons proposer une deuxième activité : l’atelier Philosophie-modelage qui permet de participer à des grandes discussions où le public a disséqué des mots pour tenter d’inventer de nouveaux mots/expressions/concepts. Ces débats philosophiques menés par l’auteure Marie Debray et l’artiste Delphes Desvoivres, se sont déroulés en même temps que la réalisation d’ une grande sculpture collective. Alors, pourquoi faire une sculpture alors qu’on discute ?

Alpaï-tugaï
C’est pendant la coupe du monde de foot de 2002 qu’un ami de Zafer a lancé à la cantonade :« tiens ! j’ai vu un Alpaïtugaï dans la rue » que Zafer et ses amis franco-portugais-arabessénégalais ont commencé à utiliser ce mot éphémère dans leur cercle d’amis. Le mot Paï veut dire « mec » mais la langue originelle du mot est inconnue. On dirait donc que le Paï a été entrechoqué par Alpaï et Tugaï deux noms de footalleurs internationaux. Alpaïtugaï désigne dans le jargon de ce microclub de supporters de football Luso-Arabos-Turcs, un mec lambda. Source : Zafer Camkiran. Quartier Bel air, Montreuil (93)
Allumer
(ses pneus)
pas d’électricité là-dedans… C’est le fait de bloquer les roues au freinage. A éviter. Auteur ou source?? Nicolas Grue, adhérent de l’association La Société protectrice des Nuages située au Bel Air. Montreuil (93)
Barzoulette
destiné à décrire les jeux amusement et bêtises sans conséquence des gosses. Ex : que font tes filles ? oh, elles sont dans le jardin à faire des barzoulettes. Ma soeur qui est grand-mère l’utilise beaucoup pour ses petites filles. Qui font effectivement beaucoup de barzoulettes, signe qu’elles vont bien. Auteure : Aline Lana. Grand -mère de Nathalie Lana. Quartier Paul Signac. Montreuil (93)
Batise
C’est pendant la coupe du monde de foot de 2002 qu’un ami de Zafer a lancé à la cantonade :« tiens ! j’ai vu un Alpaïtugaï dans la rue » que Zafer et ses amis franco-portugais-arabessénégalais ont commencé à utiliser ce mot éphémère dans leur cercle d’amis. Le mot Paï veut dire « mec » mais la langue originelle du mot est inconnue. On dirait donc que le Paï a été entrechoqué par Alpaï et Tugaï deux noms de footalleurs internationaux. Alpaïtugaï désigne dans le jargon de ce microclub de supporters de football Luso-Arabos-Turcs, un mec lambda. Source : Zafer Camkiran. Quartier Bel air, Montreuil (93)
Belume
pas d’électricité là-dedans… C’est le fait de bloquer les roues au freinage. A éviter. Auteur ou source?? Nicolas Grue, adhérent de l’association La Société protectrice des Nuages située au Bel Air. Montreuil (93)
Brise-côtes
destiné à décrire les jeux amusement et bêtises sans conséquence des gosses. Ex : que font tes filles ? oh, elles sont dans le jardin à faire des barzoulettes. Ma soeur qui est grand-mère l’utilise beaucoup pour ses petites filles. Qui font effectivement beaucoup de barzoulettes, signe qu’elles vont bien. Auteure : Aline Lana. Grand -mère de Nathalie Lana. Quartier Paul Signac. Montreuil (93)
Batise
C’est pendant la coupe du monde de foot de 2002 qu’un ami de Zafer a lancé à la cantonade :« tiens ! j’ai vu un Alpaïtugaï dans la rue » que Zafer et ses amis franco-portugais-arabessénégalais ont commencé à utiliser ce mot éphémère dans leur cercle d’amis. Le mot Paï veut dire « mec » mais la langue originelle du mot est inconnue. On dirait donc que le Paï a été entrechoqué par Alpaï et Tugaï deux noms de footalleurs internationaux. Alpaïtugaï désigne dans le jargon de ce microclub de supporters de football Luso-Arabos-Turcs, un mec lambda. Source : Zafer Camkiran. Quartier Bel air, Montreuil (93)
Belume
pas d’électricité là-dedans… C’est le fait de bloquer les roues au freinage. A éviter. Auteur ou source?? Nicolas Grue, adhérent de l’association La Société protectrice des Nuages située au Bel Air. Montreuil (93)
Brise-côtes
destiné à décrire les jeux amusement et bêtises sans conséquence des gosses. Ex : que font tes filles ? oh, elles sont dans le jardin à faire des barzoulettes. Ma soeur qui est grand-mère l’utilise beaucoup pour ses petites filles. Qui font effectivement beaucoup de barzoulettes, signe qu’elles vont bien. Auteure : Aline Lana. Grand -mère de Nathalie Lana. Quartier Paul Signac. Montreuil (93)
Batise
C’est pendant la coupe du monde de foot de 2002 qu’un ami de Zafer a lancé à la cantonade :« tiens ! j’ai vu un Alpaïtugaï dans la rue » que Zafer et ses amis franco-portugais-arabessénégalais ont commencé à utiliser ce mot éphémère dans leur cercle d’amis. Le mot Paï veut dire « mec » mais la langue originelle du mot est inconnue. On dirait donc que le Paï a été entrechoqué par Alpaï et Tugaï deux noms de footalleurs internationaux. Alpaïtugaï désigne dans le jargon de ce microclub de supporters de football Luso-Arabos-Turcs, un mec lambda. Source : Zafer Camkiran. Quartier Bel air, Montreuil (93)
Belume
pas d’électricité là-dedans… C’est le fait de bloquer les roues au freinage. A éviter. Auteur ou source?? Nicolas Grue, adhérent de l’association La Société protectrice des Nuages située au Bel Air. Montreuil (93)
Brise-côtes
destiné à décrire les jeux amusement et bêtises sans conséquence des gosses. Ex : que font tes filles ? oh, elles sont dans le jardin à faire des barzoulettes. Ma soeur qui est grand-mère l’utilise beaucoup pour ses petites filles. Qui font effectivement beaucoup de barzoulettes, signe qu’elles vont bien. Auteure : Aline Lana. Grand -mère de Nathalie Lana. Quartier Paul Signac. Montreuil (93)
Batise
C’est pendant la coupe du monde de foot de 2002 qu’un ami de Zafer a lancé à la cantonade :« tiens ! j’ai vu un Alpaïtugaï dans la rue » que Zafer et ses amis franco-portugais-arabessénégalais ont commencé à utiliser ce mot éphémère dans leur cercle d’amis. Le mot Paï veut dire « mec » mais la langue originelle du mot est inconnue. On dirait donc que le Paï a été entrechoqué par Alpaï et Tugaï deux noms de footalleurs internationaux. Alpaïtugaï désigne dans le jargon de ce microclub de supporters de football Luso-Arabos-Turcs, un mec lambda. Source : Zafer Camkiran. Quartier Bel air, Montreuil (93)
Belume
pas d’électricité là-dedans… C’est le fait de bloquer les roues au freinage. A éviter. Auteur ou source?? Nicolas Grue, adhérent de l’association La Société protectrice des Nuages située au Bel Air. Montreuil (93)
Brise-côtes
destiné à décrire les jeux amusement et bêtises sans conséquence des gosses. Ex : que font tes filles ? oh, elles sont dans le jardin à faire des barzoulettes. Ma soeur qui est grand-mère l’utilise beaucoup pour ses petites filles. Qui font effectivement beaucoup de barzoulettes, signe qu’elles vont bien. Auteure : Aline Lana. Grand -mère de Nathalie Lana. Quartier Paul Signac. Montreuil (93)

